Dans la librairie de... Fatima Daas
Quelles lectures choisir en fonction de ton été ?
Dans la librairie de... Anas Daif


Bienvenue chez ManYaya, votre librairie antiraciste
Notre librairie est un espace dédié aux savoirs qui éclairent, questionnent et ouvrent des perspectives nouvelles. Vous y trouverez des ouvrages soigneusement sélectionnés pour comprendre les mécanismes du racisme, découvrir des voix essentielles et explorer des récits qui changent notre regard. Que vous commenciez votre cheminement ou que vous souhaitiez l’approfondir, nous vous proposons un catalogue élaboré avec exigence, pédagogie et ouverture.
Dans la librairie de... Fatima Daas
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Dans la librairie de... Anas Daif


Nouveautés
Tout voirDécouvrez les derniers livres antiracistes intégrés à notre catalogue. Essais, romans, littérature jeunesse ou bandes dessinées : chaque nouveauté apporte un éclairage pertinent sur les réalités sociales actuelles, l’histoire coloniale ou les enjeux liés aux discriminations.
L'insulte : de l'injure à la solidarité
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« Sale conne », « pédé », « gouine », « nègre », « pute »... Le retournement du stigmate désigne le processus par lequel une caractéristique initialement disqualifiée devient source de fierté, de visibilité ou de valeur symbolique.
Dans ce livre, Anthony Vincent revient sur une longue tradition linguistique, sociologique et politique, issue des luttes antiracistes, queers et féministes et propose une réflexion inédite autour d'un mécanisme souvent évoqué mais rarement interrogé. Considérée comme un geste d'émancipation, la réappropriation de l'injure s'inscrit pourtant dans des rapports de pouvoirs et peut, selon les contextes, produire des effets ambivalents. Le stigmate retourné peut ainsi devenir ressource, marqueur distinctif ou nouvel instrument de légitimation, sans pour autant abolir les hiérarchies existantes, bien au contraire.
En explorant ces tensions, «L'Insulte» invite à repenser la manière dont nos sociétés transforment la marginalité en valeur, et à interroger les conditions réelles de cette transformation.
Le Palais des raviolis
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Lilly n'arrive pas à trouver le sommeil : demain, elle a rendez-vous avec toute sa famille au Palais des raviolis ! Peut-être fera-t-elle la connaissance d'une véritable impératrice ?
Lorsque les yeux de Lilly finissent par se fermer, elle atterrit sur le seuil d'un palais gigantesque, d'où s'échappent de merveilleux effluves. Pourvu qu'elle ait encore un peu d'appétit !
Les vies d'après
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"La guerre l'avait arraché à ces délicatesses, elle avait déroulé sous ses yeux de vertigineuses cruautés qui lui avaient enseigné l'humilité. Ces pensées l'emplissaient de chagrin, ce qui, pensa-t-il, était l'inévitable lot de l'homme."
Petit garçon, Ilyas a été arraché à ses parents par les troupes coloniales allemandes de l'est de l'Afrique. Après des années d'absence et de combats, il parvient enfin à regagner la petite ville portuaire de son enfance. Ses parents ne sont plus là et sa sœur adorée, Afiya, a été adoptée. Vendu à un officier pervers qui l'a marqué à vie, Hamza fait également son retour dans la ville. Sans un sou en poche, il cherche un travail et un toit, puis rapidement à conquérir la douce Afiya. Mais alors que ces jeunes survivants tentent de reconstruire leur vie, une nouvelle guerre menace de les emporter de nouveau.
En croisant une série de destins dans l'Afrique orientale sous domination allemande, Abdulrazak Gurnah compose un roman lucide et tragique sur le colonialisme et les atrocités de la guerre.
Nation cannibale
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Faust Losikiya, écrivain médiocre empêtré dans un scandale sexuel en France, atterrit sous une pluie diluvienne à Port-au-Prince.
L'auteur est venu effectuer des recherches pour son prochain roman sur les liens entre Haïti et son pays d'origine, le Congo, à quelques jours de la Biennale d'art et de littérature qui se tient dans la capitale. Là, il rencontre une climatologue intriguée par les phénomènes météorologiques déréglés sévissant sur l'île et retrouve quelques vieilles connaissances, dont le sculpteur Freddy Tsimba, Alain Mabanckou ou encore Dany Laferrière.
Déployant l'humour et la verve assassine qu'on lui connaît, Bofane nous convie à un véritable festin littéraire pour dénoncer l'éternelle tragédie des peuples opprimés par les puissants de ce monde.
Lettre d'amour au territoire
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Une des écrivains autochtones les plus novateurs de sa génération.
À partir de l'expérience d'un chagrin d'amour, cet essai littéraire queer très ancré dans les préoccupations de la génération Z (les 25-35 ans) aborde les traumatismes de l'histoire (colonisation), le corps, les troubles alimentaires, la santé mentale, la guérison par les jeux vidéo, les questions de l'identité, l'écriture.
Joshua Whitehead est poète et romancier bispirituel, membre oji-cri/nehiyaw de la Première Nation de Peguis, au Manitoba. Il enseigne les études autochtones à l'université de Calgary.
Son roman "Jonny Appleseed" a été finaliste du prix du Gouverneur Général.
Éduquer et séduire
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Une petite image de récompense de la prise de Marovoay, une chasse à l'éléphant sur la couverture d'un cahier, la projection lumineuse de Tahitiens souriants ou d'un pont à Hanoï, au mur les tâches rouges d'un planisphère…
Au temps colonial, les classes de la République se parent des images polychromes de la "France des cinq parties du monde". L'école laïque, gratuite et obligatoire est le lieu de promotion de la Nation et de ses prolongements exotiques : les colonies. La prolifération de l'image profite aussi à l'éducation qui la convoite pour ses vertus pédagogiques. L'espace scolaire est alors inondé de fascinantes illustrations exotiques d'une France grandie par ses colonies.
Comment, entre 1870 et 1960, à travers une imagerie édifiante, fut enseigné l'Empire aux enfants ? De quelle manière fut éduqué leur regard sur l'Autre et l'Ailleurs ? Faut-il voir avant tout dans ces images scolaires un ensemble documentaire visant à la connaissance de l'Empire ? S'agit-il plutôt de prolonger à l'École la propagande graphique du roman national, qui s'écrit largement comme une fiction coloniale ?
À partir d'archives de l'éducation, cette étude explore les multiples facettes d'un colonialisme visuel qui envahit les écoles françaises jusqu'au crépuscule de l'Empire.
La France Empire
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En Guyane, de jeunes autochtones enlevés, francisés et christianisés de force.
En Algérie, le viol comme arme de guerre pour terroriser la population.
En Polynésie, des essais nucléaires “sans risque” qui irradient les locaux.
Partout où la colonisation française est passée, elle a laissé des blessures encore grandes ouvertes aujourd'hui.
La Revue Dessinée documente depuis de nombreuses années ce sinistre héritage en Afrique, en Amérique, en Océanie ou dans les territoires d'Outre-Mer. Elle rassemble pour la première fois dans cet album huit enquêtes choc qui mettent en évidence un déni national.
Tawhida Ben Cheikh - Première femme médecin du monde arabe
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La collection « Heya » célèbre les femmes arabes et amazighes qui ont osé rêver grand et ouvrir la voie aux générations suivantes.
Dans ce premier livre, découvre Tawhida Ben Cheikh, petite fille tunisienne passionnée de science, devenue la première femme médecin du monde arabe.
Un livre bilingue (français / arabe) Une version audio en dialectes tunisien, marocain, algérien et palestinien.
Une histoire vraie et inspirante qui célèbre la diversité et la persévérance. Ce livre rappelle à chaque enfant que nos origines sont une force et que rien n’est impossible.
1ère collection bilingue français-arabe sur héroïnes amazighes - audio inclus, illustré, cadeau culturel 4-12 ans.
Décoloniser le dancefloor
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« Je suis le pont céleste qui traverse la Méditerranée, de l'Algérie à la France, le pont culturel entre l'arabité et la queerness, le pont mémoriel de mes ancêtres enfumé·es par certain·es des vôtres, le pont identitaire entre antifascisme et flamboyance. »
Vous ne serez plus le·a même après avoir refermé ce livre.
Bienvenue dans la tête d'Habibitch.
Être une femme noire en France
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Nouveautés
Tout voirDécouvrez les derniers livres antiracistes intégrés à notre catalogue. Essais, romans, littérature jeunesse ou bandes dessinées : chaque nouveauté apporte un éclairage pertinent sur les réalités sociales actuelles, l’histoire coloniale ou les enjeux liés aux discriminations.
L'insulte : de l'injure à la solidarité
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« Sale conne », « pédé », « gouine », « nègre », « pute »... Le retournement du stigmate désigne le processus par lequel une caractéristique initialement disqualifiée devient source de fierté, de visibilité ou de valeur symbolique.
Dans ce livre, Anthony Vincent revient sur une longue tradition linguistique, sociologique et politique, issue des luttes antiracistes, queers et féministes et propose une réflexion inédite autour d'un mécanisme souvent évoqué mais rarement interrogé. Considérée comme un geste d'émancipation, la réappropriation de l'injure s'inscrit pourtant dans des rapports de pouvoirs et peut, selon les contextes, produire des effets ambivalents. Le stigmate retourné peut ainsi devenir ressource, marqueur distinctif ou nouvel instrument de légitimation, sans pour autant abolir les hiérarchies existantes, bien au contraire.
En explorant ces tensions, «L'Insulte» invite à repenser la manière dont nos sociétés transforment la marginalité en valeur, et à interroger les conditions réelles de cette transformation.
Le Palais des raviolis
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Lilly n'arrive pas à trouver le sommeil : demain, elle a rendez-vous avec toute sa famille au Palais des raviolis ! Peut-être fera-t-elle la connaissance d'une véritable impératrice ?
Lorsque les yeux de Lilly finissent par se fermer, elle atterrit sur le seuil d'un palais gigantesque, d'où s'échappent de merveilleux effluves. Pourvu qu'elle ait encore un peu d'appétit !
Les vies d'après
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"La guerre l'avait arraché à ces délicatesses, elle avait déroulé sous ses yeux de vertigineuses cruautés qui lui avaient enseigné l'humilité. Ces pensées l'emplissaient de chagrin, ce qui, pensa-t-il, était l'inévitable lot de l'homme."
Petit garçon, Ilyas a été arraché à ses parents par les troupes coloniales allemandes de l'est de l'Afrique. Après des années d'absence et de combats, il parvient enfin à regagner la petite ville portuaire de son enfance. Ses parents ne sont plus là et sa sœur adorée, Afiya, a été adoptée. Vendu à un officier pervers qui l'a marqué à vie, Hamza fait également son retour dans la ville. Sans un sou en poche, il cherche un travail et un toit, puis rapidement à conquérir la douce Afiya. Mais alors que ces jeunes survivants tentent de reconstruire leur vie, une nouvelle guerre menace de les emporter de nouveau.
En croisant une série de destins dans l'Afrique orientale sous domination allemande, Abdulrazak Gurnah compose un roman lucide et tragique sur le colonialisme et les atrocités de la guerre.
Nation cannibale
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Faust Losikiya, écrivain médiocre empêtré dans un scandale sexuel en France, atterrit sous une pluie diluvienne à Port-au-Prince.
L'auteur est venu effectuer des recherches pour son prochain roman sur les liens entre Haïti et son pays d'origine, le Congo, à quelques jours de la Biennale d'art et de littérature qui se tient dans la capitale. Là, il rencontre une climatologue intriguée par les phénomènes météorologiques déréglés sévissant sur l'île et retrouve quelques vieilles connaissances, dont le sculpteur Freddy Tsimba, Alain Mabanckou ou encore Dany Laferrière.
Déployant l'humour et la verve assassine qu'on lui connaît, Bofane nous convie à un véritable festin littéraire pour dénoncer l'éternelle tragédie des peuples opprimés par les puissants de ce monde.
Lettre d'amour au territoire
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Une des écrivains autochtones les plus novateurs de sa génération.
À partir de l'expérience d'un chagrin d'amour, cet essai littéraire queer très ancré dans les préoccupations de la génération Z (les 25-35 ans) aborde les traumatismes de l'histoire (colonisation), le corps, les troubles alimentaires, la santé mentale, la guérison par les jeux vidéo, les questions de l'identité, l'écriture.
Joshua Whitehead est poète et romancier bispirituel, membre oji-cri/nehiyaw de la Première Nation de Peguis, au Manitoba. Il enseigne les études autochtones à l'université de Calgary.
Son roman "Jonny Appleseed" a été finaliste du prix du Gouverneur Général.
Éduquer et séduire
|
Une petite image de récompense de la prise de Marovoay, une chasse à l'éléphant sur la couverture d'un cahier, la projection lumineuse de Tahitiens souriants ou d'un pont à Hanoï, au mur les tâches rouges d'un planisphère…
Au temps colonial, les classes de la République se parent des images polychromes de la "France des cinq parties du monde". L'école laïque, gratuite et obligatoire est le lieu de promotion de la Nation et de ses prolongements exotiques : les colonies. La prolifération de l'image profite aussi à l'éducation qui la convoite pour ses vertus pédagogiques. L'espace scolaire est alors inondé de fascinantes illustrations exotiques d'une France grandie par ses colonies.
Comment, entre 1870 et 1960, à travers une imagerie édifiante, fut enseigné l'Empire aux enfants ? De quelle manière fut éduqué leur regard sur l'Autre et l'Ailleurs ? Faut-il voir avant tout dans ces images scolaires un ensemble documentaire visant à la connaissance de l'Empire ? S'agit-il plutôt de prolonger à l'École la propagande graphique du roman national, qui s'écrit largement comme une fiction coloniale ?
À partir d'archives de l'éducation, cette étude explore les multiples facettes d'un colonialisme visuel qui envahit les écoles françaises jusqu'au crépuscule de l'Empire.
Coups de cœur
Tout voirNos coups de cœur mettent en avant des livres qui nous ont particulièrement touchés par leur force, leur clarté ou leur originalité. Ce sont des ouvrages qui marquent, qui éclairent et qui laissent une empreinte durable, autant sur le plan intellectuel qu’émotionnel.
L'Oiseau de Tazmamart
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Petit manuel antiraciste pour les enfants (Le)
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Djinns
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Ce jour-là, Penda aurait préféré ne pas décrocher le téléphone : Jimmy vient d’être hospitalisé après une garde à vue. Qui saura soigner son ami ? Mami Pirate, guérisseuse qui connaît tous les secrets des plantes et du désenvoûtement ? Lydia Duval, médecin psychiatre experte en cocktails médicamenteux ? La jeune femme s’interroge, au fil d’une aventure où l’on croisera des escargots et des pigeons en appartement, un skate qui sillonne la ville à toute vitesse, une sourate à traduire, deux femmes qui ont des problèmes de Blanches, une racine miraculeuse, deux frères prognathes... et les djinns qui hantent Penda et avec lesquels elle doit composer.
Dans une langue hybride et teintée d’oralité, Seynabou Sonko parle d’élans de tendresse, de colères tues, et ne défend qu’un pouvoir, celui de l’imaginaire.
Djinns nous dit que se trouver, c’est parcourir les chemins les plus improbables. Un roman définitivement pirate. Le Monde des livres.
Explorant les abîmes et les apories du devenir dans son pays d’adoption, l’autrice renouvelle le fond et la forme du genre à travers une narration inventive et une écriture éminemment poétique. RFI.
PRIX LITTÉRAIRE DE LA PORTE DORÉE 2024
Mais leurs yeux dardaient sur dieu
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« Janie avait seize ans. Un feuillage vernissé et des bourgeons tout près d'éclore et le désir de prendre à bras-le-corps la vie, mais la vie semblait se dérober. Où donc étaient-elles, ses abeilles chanteuses à elle ?... Du haut des marches elle scruta le monde aussi loin qu'elle put, et puis elle descendit jusqu'à la barrière et s'y pencha pour contempler la route de droite et de gauche. Guettant, attendant, le souffle écourté par l'impatience. Attendant que le monde vienne à se faire. »
Il ne faudra pas moins de trois mariages et trois vies - le vieux Logan Killicks et ses sentiments trop frustes, le fringant Joe Starks et ses ambitions politiques dévorantes, puis la promesse d'égalité, l'étreinte d'amour et le frisson extatique qu'incarne Tea Cake - pour permettre à Janie d'atteindre toute la mesure de son rêve d'émancipation et de liberté.
Portrait d'une femme entière, animée par la force de son innocence, qui brave la rumeur du monde et se révèle à l'existence, Mais leurs yeux dardaient sur Dieu est un chef-d'œuvre - et l'un des tout premiers romans écrits par une Afro-Américaine. Un monument de la littérature, aussi percutant aujourd'hui que lors de sa parution aux États-Unis en 1937. À découvrir ou redécouvrir dans une traduction inédite magistrale.
Plats express aux saveurs d'Afrique
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Entre goûts d'Afrique et saveurs du monde, @niangcook poursuit son voyage culinaire, toujours aussi gourmand et coloré, avec 60 nouvelles recettes pour découvrir sa cuisine en version express. Afro burger, spicy côtelettes d'agneau, bœuf aux oignons cuisine fusion, pita aux crevettes, moules au beurre de cacahuètes, casse-dalle de NiangCook, riz à la tomate express, plantain pancakes...
Autant d'idées originales et ultrarapides à réaliser, pour s'initier ou revisiter une cuisine savoureuse qui invite au partage et aux chocs des associations pour le plus grand bonheur de nos papilles. Enjoy la famille !
La domination policière
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Depuis sa publication il y a bientôt 10 ans, La domination policière a trouvé un écho au moment des grandes séquences de luttes et des épisodes de répression. Ce livre est devenu un outil de réflexion théorique et politique sur un sujet désormais installé dans le débat public : les violences policières. Il s’agissait de le mettre à jour.
Dans cette édition augmentée, Mathieu Rigouste a intégré les apports de travaux critiques en sciences sociales publiés durant la décennie 2010. Il les a articulés avec les enquêtes qu’il a pu réaliser au cours des dernières années. Rigouste tient à « traiter ces matériaux à partir de réflexions collec- tives développées au sein des luttes sociales. »
Il a ainsi proposé à plusieurs comités « Vérité et Justice » et collectifs antirépression de recueillir leurs commentaires. Il a également agrémenté son texte original de témoignages de proches et des familles des personnes tuées par la police.
Deux nouveaux chapitres qui viennent consolider cette édition : Un chapitre inédit aborde les généalogies raciales, sexuelles et capitalistes de la police moderne et les articule à la structuration de la plantation esclavagiste, à la « chasse aux sorcières » et à la naissance de la grande ville bourgeoise en Europe.
Un autre chapitre inédit vient clore le livre : il s’agit de proposer une synthèse sur la trans- formation du pouvoir policier pendant la séquence 2013-2020 mais aussi de nouvelles propositions de luttes.
À l’heure où les questions de transformation et d’abolition de la police et de la prison traversent l’Atlantique, La domination policière reste le meilleur livre pour nourrir les réflexions et les mobilisations, individuelles et collectives, dans l’espace francophone.
Cuisines d'Afrique du Nord
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Oum Kalthoum
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En Égypte, on aime dire que deux choses sont éternelles : les pyramides et Oum Kalthoum.
Charles de Gaulle la surnommait « la Dame » et Maria Callas, « la voix incomparable ». Mais comment cette jeune fille paysanne, empêchée d’aller à l’école faute de moyens, obligée de se grimer en garçon pour chanter, est devenue une immense diva et icône mondiale ? Ce roman graphique retrace le parcours exceptionnel de la chanteuse égyptienne, symbole de l’émancipation des femmes. En Égypte, on aime dire que deux choses sont éternelles : les pyramides et Oum Kalthoum.Charles de Gaulle la surnommait « la Dame » et Maria Callas, « la voix incomparable ».
Mais comment cette jeune fille paysanne, empêchée d’aller à l’école faute de moyens, obligée de se grimer en garçon pour chanter, est devenue une immense diva et icône mondiale ?
Ce roman graphique retrace le parcours exceptionnel de la chanteuse égyptienne, symbole de l’émancipation des femmes.
La joie ennemie
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Avale
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Juillet 2018, soir de la finale de la Coupe du Monde de football. Un jeune homme se cache dans les WC d’un centre commercial, les mains couvertes de sang. Il se fait appeler Tom. Ce fils unique de 29 ans, de son vrai nom Romain Marais, est étudiant en pharmacie et depuis l’enfance l’objet de brimades, de rejets et de frustrations qui l’ont mué en homme largué et érotomane, aux prises avec d’étranges désirs de dévoration.
Jeune actrice noire en pleine ascension, Lame se livre à des séances d’hypnose pour soigner un eczéma qui la ronge. Plongée dans un état second, elle revisite son enfance en banlieue, sa rencontre décisive avec son amie Génia, ses rêves de cinéma… et tente ainsi d’échapper à un sentiment de menace qui la hante. L’un est un monstre en puissance ; l’autre une comédienne en devenir qui réalise que ce corps, qu’elle veut offrir et voir vibrer au contact du monde, lui échappe et la met en danger. Les deux trajectoires vont se juxtaposer jusqu’à leur collision…
Avale est un livre de genre (à entendre dans sa polysémie), à l’écriture éclatante et sensuelle. Un premier roman qui ne laisse pas indemne, à l’image de son autrice dont le talent déjà connu sur scène s’exprime ici avec une force impressionnante.

Coups de cœur
Tout voirNos coups de cœur mettent en avant des livres qui nous ont particulièrement touchés par leur force, leur clarté ou leur originalité. Ce sont des ouvrages qui marquent, qui éclairent et qui laissent une empreinte durable, autant sur le plan intellectuel qu’émotionnel.
L'Oiseau de Tazmamart
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Petit manuel antiraciste pour les enfants (Le)
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Djinns
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Ce jour-là, Penda aurait préféré ne pas décrocher le téléphone : Jimmy vient d’être hospitalisé après une garde à vue. Qui saura soigner son ami ? Mami Pirate, guérisseuse qui connaît tous les secrets des plantes et du désenvoûtement ? Lydia Duval, médecin psychiatre experte en cocktails médicamenteux ? La jeune femme s’interroge, au fil d’une aventure où l’on croisera des escargots et des pigeons en appartement, un skate qui sillonne la ville à toute vitesse, une sourate à traduire, deux femmes qui ont des problèmes de Blanches, une racine miraculeuse, deux frères prognathes... et les djinns qui hantent Penda et avec lesquels elle doit composer.
Dans une langue hybride et teintée d’oralité, Seynabou Sonko parle d’élans de tendresse, de colères tues, et ne défend qu’un pouvoir, celui de l’imaginaire.
Djinns nous dit que se trouver, c’est parcourir les chemins les plus improbables. Un roman définitivement pirate. Le Monde des livres.
Explorant les abîmes et les apories du devenir dans son pays d’adoption, l’autrice renouvelle le fond et la forme du genre à travers une narration inventive et une écriture éminemment poétique. RFI.
PRIX LITTÉRAIRE DE LA PORTE DORÉE 2024
Mais leurs yeux dardaient sur dieu
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« Janie avait seize ans. Un feuillage vernissé et des bourgeons tout près d'éclore et le désir de prendre à bras-le-corps la vie, mais la vie semblait se dérober. Où donc étaient-elles, ses abeilles chanteuses à elle ?... Du haut des marches elle scruta le monde aussi loin qu'elle put, et puis elle descendit jusqu'à la barrière et s'y pencha pour contempler la route de droite et de gauche. Guettant, attendant, le souffle écourté par l'impatience. Attendant que le monde vienne à se faire. »
Il ne faudra pas moins de trois mariages et trois vies - le vieux Logan Killicks et ses sentiments trop frustes, le fringant Joe Starks et ses ambitions politiques dévorantes, puis la promesse d'égalité, l'étreinte d'amour et le frisson extatique qu'incarne Tea Cake - pour permettre à Janie d'atteindre toute la mesure de son rêve d'émancipation et de liberté.
Portrait d'une femme entière, animée par la force de son innocence, qui brave la rumeur du monde et se révèle à l'existence, Mais leurs yeux dardaient sur Dieu est un chef-d'œuvre - et l'un des tout premiers romans écrits par une Afro-Américaine. Un monument de la littérature, aussi percutant aujourd'hui que lors de sa parution aux États-Unis en 1937. À découvrir ou redécouvrir dans une traduction inédite magistrale.
Plats express aux saveurs d'Afrique
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Entre goûts d'Afrique et saveurs du monde, @niangcook poursuit son voyage culinaire, toujours aussi gourmand et coloré, avec 60 nouvelles recettes pour découvrir sa cuisine en version express. Afro burger, spicy côtelettes d'agneau, bœuf aux oignons cuisine fusion, pita aux crevettes, moules au beurre de cacahuètes, casse-dalle de NiangCook, riz à la tomate express, plantain pancakes...
Autant d'idées originales et ultrarapides à réaliser, pour s'initier ou revisiter une cuisine savoureuse qui invite au partage et aux chocs des associations pour le plus grand bonheur de nos papilles. Enjoy la famille !
La domination policière
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Depuis sa publication il y a bientôt 10 ans, La domination policière a trouvé un écho au moment des grandes séquences de luttes et des épisodes de répression. Ce livre est devenu un outil de réflexion théorique et politique sur un sujet désormais installé dans le débat public : les violences policières. Il s’agissait de le mettre à jour.
Dans cette édition augmentée, Mathieu Rigouste a intégré les apports de travaux critiques en sciences sociales publiés durant la décennie 2010. Il les a articulés avec les enquêtes qu’il a pu réaliser au cours des dernières années. Rigouste tient à « traiter ces matériaux à partir de réflexions collec- tives développées au sein des luttes sociales. »
Il a ainsi proposé à plusieurs comités « Vérité et Justice » et collectifs antirépression de recueillir leurs commentaires. Il a également agrémenté son texte original de témoignages de proches et des familles des personnes tuées par la police.
Deux nouveaux chapitres qui viennent consolider cette édition : Un chapitre inédit aborde les généalogies raciales, sexuelles et capitalistes de la police moderne et les articule à la structuration de la plantation esclavagiste, à la « chasse aux sorcières » et à la naissance de la grande ville bourgeoise en Europe.
Un autre chapitre inédit vient clore le livre : il s’agit de proposer une synthèse sur la trans- formation du pouvoir policier pendant la séquence 2013-2020 mais aussi de nouvelles propositions de luttes.
À l’heure où les questions de transformation et d’abolition de la police et de la prison traversent l’Atlantique, La domination policière reste le meilleur livre pour nourrir les réflexions et les mobilisations, individuelles et collectives, dans l’espace francophone.

En lumière ce mois-ci
Tout voirChaque mois, nous mettons l’accent sur une sélection thématique ou sur des auteur·rice·s dont la voix mérite une attention particulière. Une manière d’approfondir un sujet précis, d’explorer un courant de pensée ou de redécouvrir des classiques essentiels.
La prison est-elle obsolète ?
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Comment et pourquoi plus de deux millions d’américains vivent en prison ?
Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ?
Quels sont les mécanismes qui criminalisent les communautés de couleur et désaffilient politiquement les électeurs des minorités ?
« Dans cet essai brillant et parfaitement documenté, Angela Davis pulvérise les soubassements racistes et sexistes du système carcéral américain. Elle n’appelle pas seulement à réformer la prison, mais, radicalement, à ouvrir de nouveaux terrains pour la Justice. » Cynthia McKinne
Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe
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"Je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes."
À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, la grande romancière Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une lettre.
Puissante et touchante, cette missive prend vite la tournure d'un manifeste. L'autrice nigériane examine ici, non sans humour, les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille tout en expliquant comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples fort vivants.
Devenu une référence, ce texte s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir et à l'enfant qui subsiste en chacun de nous. Tous peuvent y trouver les clés permettant d'adopter une ligne de conduite féministe pour "imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants".
Fini d'écrire !
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Ce sont des livres, d'invisibles irresponsables, qui m'ont sauvée de la léthargie, de l'incendie volontaire et de la séduction morbide du désespoir. Transportée loin du destin sans bouger un cil, éveillée et tenue sous tension, excitée à vivre. Les livres qui m'ont fait pénétrer dans une pluralité de mondes, de langues, se jouant de la matérialité oppressante des murs, explosant la ligne d'horizon.
Avec ce texte, Tassadit Imache s'arrête et réfléchit. Écrit-elle pour venger les invisibles, pour refuser d'être assignée à une origine, pour assumer la fierté de ses parents ouvriers ? Pour reproduire le foisonnement du réel, pour comprendre ce qui anime ou éteint le regard des autres ? Ou pour tenter quelque chose d'aussi fragile et compliqué que d'être dans le monde, parmi les humains ?
Née en 1958 à Argenteuil, Tassadit Imache a publié six romans, dont Une fille sans histoire (Calmann-Lévy, 1989), Presque un frère (Actes sud, 2000) et Des cœurs lents (Agone, 2017).
La Petite dernière
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« Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la dernière. Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Française d'origine algérienne. Je suis musulmane. Une Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Cette banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyperinadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. L'amour, c'était tabou à la maison, la sexualité aussi. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j'avais besoin et ce qu'il me manquait. »
Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Virginie Despentes.
Une bombe à fragmentation qui ausculte avec finesse et passion la question de l’identité. Clémentine Goldszal, Elle. Un premier livre d’une grande puissance. Nathalie Crom, Télérama.
Prix Les Inrockuptibles 2020 catégorie premier roman.
Jouer le jeu
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« – Attends, Kayden. Tu aimes écrire ? Tu veux écrire ? On peut parler ? Kayden s’en va, les mots plein la gorge. »
Kayden est bien entourée. À la maison il y a Aïsha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail et Shadi, sa grande sœur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur et Djenna qui n’est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d’un système trop rigide. Elle écrit ce qu’elle voit, et ce qu’elle ne voit pas.
Un jour Madame Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden écrit. Une faille s’ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d’entrée à Sciences-Po.
Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu… ou le changer ?
Fatima Daas est née en 1995 à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Son premier roman très remarqué, La Petite Dernière (Éd. Noir sur Blanc, coll. Notabilia, 2020) a été traduit dans plusieurs langues. Son adaptation au cinéma, réalisée par Hafsia Herzi, est sorti en 2025.
Le sympathisant
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Le dévoué
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Un long chemin vers la liberté
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Capital et race
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Le retour du roi Jibril - Les contes de la cité
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En lumière ce mois-ci
Tout voirChaque mois, nous mettons l’accent sur une sélection thématique ou sur des auteur·rice·s dont la voix mérite une attention particulière. Une manière d’approfondir un sujet précis, d’explorer un courant de pensée ou de redécouvrir des classiques essentiels.
La prison est-elle obsolète ?
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Comment et pourquoi plus de deux millions d’américains vivent en prison ?
Comment les entreprises font-elles profit du système carcéral ?
Quels sont les mécanismes qui criminalisent les communautés de couleur et désaffilient politiquement les électeurs des minorités ?
« Dans cet essai brillant et parfaitement documenté, Angela Davis pulvérise les soubassements racistes et sexistes du système carcéral américain. Elle n’appelle pas seulement à réformer la prison, mais, radicalement, à ouvrir de nouveaux terrains pour la Justice. » Cynthia McKinne
Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe
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"Je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes."
À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, la grande romancière Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une lettre.
Puissante et touchante, cette missive prend vite la tournure d'un manifeste. L'autrice nigériane examine ici, non sans humour, les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille tout en expliquant comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples fort vivants.
Devenu une référence, ce texte s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir et à l'enfant qui subsiste en chacun de nous. Tous peuvent y trouver les clés permettant d'adopter une ligne de conduite féministe pour "imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants".
Fini d'écrire !
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Ce sont des livres, d'invisibles irresponsables, qui m'ont sauvée de la léthargie, de l'incendie volontaire et de la séduction morbide du désespoir. Transportée loin du destin sans bouger un cil, éveillée et tenue sous tension, excitée à vivre. Les livres qui m'ont fait pénétrer dans une pluralité de mondes, de langues, se jouant de la matérialité oppressante des murs, explosant la ligne d'horizon.
Avec ce texte, Tassadit Imache s'arrête et réfléchit. Écrit-elle pour venger les invisibles, pour refuser d'être assignée à une origine, pour assumer la fierté de ses parents ouvriers ? Pour reproduire le foisonnement du réel, pour comprendre ce qui anime ou éteint le regard des autres ? Ou pour tenter quelque chose d'aussi fragile et compliqué que d'être dans le monde, parmi les humains ?
Née en 1958 à Argenteuil, Tassadit Imache a publié six romans, dont Une fille sans histoire (Calmann-Lévy, 1989), Presque un frère (Actes sud, 2000) et Des cœurs lents (Agone, 2017).
La Petite dernière
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« Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la dernière. Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Française d'origine algérienne. Je suis musulmane. Une Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Cette banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyperinadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. L'amour, c'était tabou à la maison, la sexualité aussi. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j'avais besoin et ce qu'il me manquait. »
Ici l’écriture cherche à inventer l’impossible : comment danser dans une impasse jusqu’à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Virginie Despentes.
Une bombe à fragmentation qui ausculte avec finesse et passion la question de l’identité. Clémentine Goldszal, Elle. Un premier livre d’une grande puissance. Nathalie Crom, Télérama.
Prix Les Inrockuptibles 2020 catégorie premier roman.
Jouer le jeu
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« – Attends, Kayden. Tu aimes écrire ? Tu veux écrire ? On peut parler ? Kayden s’en va, les mots plein la gorge. »
Kayden est bien entourée. À la maison il y a Aïsha, sa mère, qui trouve toujours du temps pour elle malgré la fatigue du travail et Shadi, sa grande sœur, complice de toujours. Au lycée, il y a ses amis, Nelly la grande sportive, Samy le rêveur et Djenna qui n’est jamais dupe de rien. Kayden observe les uns et les autres occuper les cases d’un système trop rigide. Elle écrit ce qu’elle voit, et ce qu’elle ne voit pas.
Un jour Madame Fontaine, la professeure de littérature redoutée, lit ce que Kayden écrit. Une faille s’ouvre, elle le sent, Kayden sera la prochaine à réussir le concours d’entrée à Sciences-Po.
Dans une langue brute et vibrante, Fatima Daas signe un roman puissant sur l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer. Kayden doit-elle jouer le jeu… ou le changer ?
Fatima Daas est née en 1995 à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Son premier roman très remarqué, La Petite Dernière (Éd. Noir sur Blanc, coll. Notabilia, 2020) a été traduit dans plusieurs langues. Son adaptation au cinéma, réalisée par Hafsia Herzi, est sorti en 2025.
Le sympathisant
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